Slovensko…and others


Edifiant….
août 22, 2007, 9:08
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Entretien Sarkozy / Reza :

je tiens juste à dire que je n’aime pas Yasmina Reza.

Extrait du livre

“A la fin de la garden party du 14 Juillet, il étreint Christian Clavier. Ils s’étreignent à la manière des acteurs. Fous de joie de s’aimer, de se désigner toi mon copain à la face du monde. C’est une étreinte que j’ai vue mille fois, sous toutes les latitudes, des acteurs qui ont à cœur de s’étreindre publiquement, ivres de leur prestation, de cette surhumaine chaleur et ce rire démonstratif.” (p.11)

“– L’amour, c’est la seule chose qui compte.
– Je ne crois pas. Si on t’enlevait ta vie sociale, tu dépérirais.
– Si on m’enlevait ma famille, encore plus.
– Si on te mettait avec Cécilia et les enfants à Maubeuge, tu te jetterais dans la rivière.
– Je deviendrais le roi de Maubeuge en deux ans !” (p. 40)

“– Entre, Arlette, viens, viens !
Pendant un court instant, je crois qu’il invite Arlette Chabot à venir s’asseoir sur ses genoux. Le croit-elle aussi ? Elle parvient miraculeusement à s’immiscer entre lui et Jeanne-Marie, la plus jeune fille de Cécilia. Ils sont curieusement collés et elle s’efforce de rester droite.
– Dis-donc toi, lui dit-il, si tu souris pas après une émission pareille, quand est-ce que tu souris ?” (p.44)

“Dans le salon de l’hôtel, avant le meeting de Charleville-Mézières, il prend Le Figaro qui est sur mes genoux, visiblement attiré par un article.
En une, il y a le revers électoral d’Ahmadinejad et divers sous-titres dont son déplacement. En bas de page, à droite, une publicité.
Après quelques secondes d’attention, il dit : elle est belle la Rolex.” (p.55)

“Mme Royal, est-ce qu’elle m’aide ? Ce n’est pas sûr. Ce n’est pas sûr que le fait d’être nulle soit forcément un handicap en France.” (p. 85)

“Quelle potion lénifiante Nicolas Sarkozy et Henri Guaino ont-ils avalée pour écrire cinquante-trois fois le mot “amour” dans un discours d’à peine trente pages ? Pour écrire “La jeunesse c’est la promesse des commencements, des soleils qui se lèvent sur les mondes endormis” ? Quel état d’immense fatigue a pu les conduire à “ce formidable besoin d’amour qui doit faire marcher le monde” ? Sans mentionner les discrets pompons avec “Vous avez de la chance d’être jeune, parce que la jeunesse c’est la liberté” ou “Ne pas être capables de partager l’amour, c’est se condamner à être toujours seul”. Que s’est-il passé pour que deux hommes, jusque-là heureusement inspirés ensemble, rédigent, faisant fi de toute retenue et lucidité, cette roucoulante homélie ?” (p. 111)


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